vendredi 13 mai 2011

L'émissaire américain au Proche-Orient George Mitchell va démissionner

L'émissaire américain au Proche-Orient George Mitchell va démissionnerWashington devrait annoncer dans la journée de vendredi la démission de l'émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell. Le départ de l'envoyé spécial intervient alors que le président américain Barack Obama doit prononcer, le 19 mai, un discours très attendu sur les révoltes dans le monde arabe et en Afrique du Nord.
Après plusieurs mois de discrétion dans le dossier israélo-palestinien, la secrétaire d'Etat Hillary Clinton avait suggéré en avril une nouvelle approche de la politique américaine dans la région. Elle avait aussi plaidé que la reprise du dialogue entre Israël et les Palestiniens était 'une nécessité immédiate' à la lueur des révoltes arabes.
George Mitchell est un ancien sénateur démocrate, qui s'était fait connaître à l'étranger par sa participation aux négociations de paix en Irlande du Nord. La nomination de ce négociateur réputé, au lendemain de l'investiture de Barack Obama en janvier 2009, avait été un signe de l'importance accordée par la nouvelle administration à la paix entre Israël et les Palestiniens. Les efforts américains se sont néanmoins fracassés sur le refus des parties d'aboutir à un compromis suffisant pour relancer un dialogue direct entre elles.
UNE SOLUTION À DEUX ÉTATS
La dernière tentative, lancée à Washington en septembre 2010, avait échoué moins d'un mois plus tard sur le refus d'Israël de prolonger un moratoire sur la colonisation juive en Cisjordanie. L'administration américaine avait maintenu, pendant un temps, son objectif officiel d'aboutir à 'une solution à deux Etats' à la fin de l'été 2011. Mais depuis le début de l'année, l'emploi du temps de George Mitchell était nettement allégé.
La secrétaire d'Etat Hillary Clinton avait plaidé en avril que la reprise du dialogue entre Israël et les Palestiniens était 'une nécessité immédiate' à la lueur de ces révoltes arabes. Elle avait suggéré au passage la possibilité (...) LIRE LA SUITE

Libye: Kadhafi devrait faire une déclaration à la télévision pour démentir qu'il a été blessé

Libye: Kadhafi devrait faire une déclaration à la télévision pour démentir qu'il a été blesséLa télévision officielle libyenne a annoncé ce vendredi soir la diffusion prochaine d'une déclaration de Mouammar Kadhafi. Un peu plus tôt, le gouvernement libyen a démenti que le dirigeant libyenait ait été blessé et a rejetté les propos «absurdes» du chef de la diplomatie italienne: Franco Frattini avait affirmé dans l'après-midi que Mouammar Kadhafi avait été probablement blessé et ne se trouvait sans doute plus à Tripoli, citant l'évêque catholique de la capitale libyenne, Giovanni Innocenzo Martinelli.
«Il a le moral. Il dirige le pays jour après jour. Il n'est pas du tout blessé», a ajouté le porte-parole du gouvernement libyen, Moussa Ibrahim. «J'ai tendance à donner du crédit aux propos de l'évêque de Tripoli, Mgr (Giovanni Innocenzo) Martinelli, qui est en contact étroit (avec le dirigeant libyen), quand il nous dit que Kadhafi a probablement quitté Tripoli et qu'il a sans doute également été blessé. Nous ignorons où et comment», a répliqué le chef de la diplomatie italienne. 
Alimentant les doutes sur son propre sort, le colonel Kadhafi ne s'est pas montré en public depuis un raid mené le 30 avril par l'Otan à Tripoli, dans lequel ont péri son plus jeune fils, Saïf al Arab, et trois de ses petits-enfants.
Apparition à la télévision
Les autorités libyennes avaient alors accusé l'Alliance atlantique d'avoir tenté de l'assassiner. L'Otan, qui a pris le commandement des opérations militaires le 31 mars, a démenti prendre pour cible Kadhafi ou sa famille, assurant que les raids aériens visaient des objectifs militaires situés dans le même quartier de Tripoli que le complexe où vit le dirigeant libyen.
La télévision libyenne a diffusé mercredi soir des images de Kadhafi tournées selon elle dans la journée lors d'une réunion dans un hôtel de Tripoli avec (...)LIRE LA SUITE

Malgré la féroce répression, la contestation se poursuit en Syrie

Malgré la féroce répression, la contestation se poursuit en SyrieDes milliers de manifestants, deux morts
Près de 3000 personnes ont manifesté pour la liberté après la prière du vendredi à Qamichli, et 2.500 autres dans un village voisin de cette zone kurde, Derbassyié.
A Amouda, toujours dans la région kurde, près de 3.000 personnes ont défilé aux cris de «Azadi, Azadi» (liberté en kurde), selon un militant.
Les manifestants arboraient des pancartes demandant la «libération des détenus politiques» et «la reconnaissance du peuple kurde».
Des milliers de personnes ont manifesté aussi à Deraa, le berceau de la contestation, où le régime a déployé ses chars pour mater la révolte, avant de s'en retirer il y a une semaine.
Mais «les forces de sécurité ont tiré en l'air à l'arme automatique pour disperser des milliers de manifestants venus se rassembler après la prière», a indiqué à l'AFP un militant.
A Homs, ville assiégée également, un manifestant a été tué par des tirs des services de sécurité lors de la dispersion d'une manifestation. Il aurait été touché d'une balle à la tête. Un deuxième manifestant est mort par balle. Ce matin, la conseillère du président Assad indiquait pourtant que celui-ci avait ordonné de ne plus tirer sur les manifestants.
Par ailleurs, des centaines de personnes ont manifesté à Jdaidet-Artouz, à 11 km au sud de Damas, «appelant à la chute du régime». Un millier de manifestants ont également défilé à Saqba, près de la capitale.
Sur Twitter, des militants ont signalé aussi des manifestations dans la banlieue de Damas, à Hama, Alep, etc.
-> Suivre la situation en direct avec notre liste Twitter.
Voir aussi notre sélection de comptes, blogs, sites d'opposants et partisans du régime.
-> Manifestation à Qamichli:
Le régime lance un «dialogue national»
Selon le ministre syrien de l'Information Adnane Mahmoud, un «dialogue national» va commencer dans les prochains jours, «dans tous les gouvernorats».
L'écrivain et opposant syrien Louaï (...) LIRE LA SUITE

Les Syriennes au cœur du «vendredi des femmes libres»

Les Syriennes au cœur du «vendredi des femmes libres»Pour le neuvième vendredi consécutif, les Syriens étaient appelés à descendre dans la rue. Après le «vendredi saint», celui «de la colère», celui «du défi», cette journée a été baptisée le «vendredi des femmes libres».
«Le 13 mai nous manifesterons pour la dignité de nos sœurs détenues», écrivait la page Facebook «The Syrian revolution 2011», principal site à lancer les mots d'ordre de la contestation.
Parmi les «sœurs détenues» mises en avant, Tal Al-Mallouhi. Cette blogueuse de 19 ans, arrêtée fin 2009, a été condamnée en février à cinq ans de prison par la Haute cour de Sûreté de l'Etat. Le régime l'accuse d'avoir travaillé pour la CIA.
Pour Reporters sans frontières, «c'est une étudiante ordinaire qui partageait tout simplement sa vision de la société sur son blog». Elle écrivait principalement à propos des Palestiniens et avait adressé une lettre à Obama à ce propos.
Ci-dessus, l'image du profil Facebook «The Syrian revolution 2011». Tal Al-Mallouhi est la jeune femme qui porte une casquette.
Journaliste et militante des droits de l'homme, Dana Al-Jawabra (vignette du bas) a été arrêtée à Damas, le 16 mars, lors d'une des premières manifestations. Une centaine de personnes, surtout des femmes, s'était rassemblée devant le ministère de l'Intérieur pour demander la libération des prisonniers politiques. Relâchée mi-avril, Dana Al-Jawabra a de nouveau été incarcérée début mai.
Touhama Maarouf, elle, est une ancienne militante communiste (au milieu). Condamnée pour cela à 15 ans de prison en 1995, les autorités ont décidé de lui faire purger sa peine... quinze ans plus tard. Elle est enfermée depuis février 2010.
-> Sur cette vidéo, on voit défiler Tal al-Mallouhi, Touhama Maarouf, Dana Al-Jawabra, puis Lina Mohamad, Ramya Alghamyan et enfin Souhair Atassi, l'une des figures de la défense des droits de l'homme. A 2'55, une autre activiste se fait arrêter lors d'une manifestation nocturne à (...) LIRE LA SUITE

Libye: Kadhafi serait blessé et aurait quitté Tripoli, le gouvernement libyen dément

Libye: Kadhafi serait blessé et aurait quitté Tripoli, le gouvernement libyen démentLe gouvernement libyen dément que Mouamar Kadhafi ait été blessé et rejette les propos «absurdes» du chef de la diplomatie italienne. Franco Frattini avait affirmé un peu plus tôt que Mouammar Kadhafi était probablement blessé et ne se trouvait sans doute plus à Tripoli, citant l'évêque catholique de la capitale libyenne, Giovanni Innocenzo Martinelli.
«Il a le moral. Il dirige le pays jour après jour. Il n'est pas du tout blessé», a ajouté le porte-parole du gouvernement libyen, Moussa Ibrahim. «J'ai tendance à donner du crédit aux propos de l'évêque de Tripoli, Mgr (Giovanni Innocenzo) Martinelli, qui est en contact étroit (avec le dirigeant libyen), quand il nous dit que Kadhafi a probablement quitté Tripoli et qu'il a sans doute également été blessé. Nous ignorons où et comment», a répliqué le chef de la diplomatie italienne. 
Alimentant les doutes sur son propre sort, le colonel Kadhafi ne s'est pas montré en public depuis un raid mené le 30 avril par l'Otan à Tripoli, dans lequel ont péri son plus jeune fils, Saïf al Arab, et trois de ses petits-enfants.
Apparition à la télévision
Les autorités libyennes avaient alors accusé l'Alliance atlantique d'avoir tenté de l'assassiner. L'Otan, qui a pris le commandement des opérations militaires le 31 mars, a démenti prendre pour cible Kadhafi ou sa famille, assurant que les raids aériens visaient des objectifs militaires situés dans le même quartier de Tripoli que le complexe où vit le dirigeant libyen.
La télévision libyenne a diffusé mercredi soir des images de Kadhafi tournées selon elle dans la journée lors d'une réunion dans un hôtel de Tripoli avec des chefs tribaux. Il portait un burnous et une coiffe sombres et des lunettes de soleil. Dans une interview publiée sur le site Internet du Corriere della Serra, Frattini a mis en doute (...) LIRE LA SUITE