Après plusieurs mois de discrétion dans le dossier israélo-palestinien, la secrétaire d'Etat Hillary Clinton avait suggéré en avril une nouvelle approche de la politique américaine dans la région. Elle avait aussi plaidé que la reprise du dialogue entre Israël et les Palestiniens était 'une nécessité immédiate' à la lueur des révoltes arabes.
George Mitchell est un ancien sénateur démocrate, qui s'était fait connaître à l'étranger par sa participation aux négociations de paix en Irlande du Nord. La nomination de ce négociateur réputé, au lendemain de l'investiture de Barack Obama en janvier 2009, avait été un signe de l'importance accordée par la nouvelle administration à la paix entre Israël et les Palestiniens. Les efforts américains se sont néanmoins fracassés sur le refus des parties d'aboutir à un compromis suffisant pour relancer un dialogue direct entre elles.
UNE SOLUTION À DEUX ÉTATS
La dernière tentative, lancée à Washington en septembre 2010, avait échoué moins d'un mois plus tard sur le refus d'Israël de prolonger un moratoire sur la colonisation juive en Cisjordanie. L'administration américaine avait maintenu, pendant un temps, son objectif officiel d'aboutir à 'une solution à deux Etats' à la fin de l'été 2011. Mais depuis le début de l'année, l'emploi du temps de George Mitchell était nettement allégé.
La secrétaire d'Etat Hillary Clinton avait plaidé en avril que la reprise du dialogue entre Israël et les Palestiniens était 'une nécessité immédiate' à la lueur de ces révoltes arabes. Elle avait suggéré au passage la possibilité (...) LIRE LA SUITE
